Tu passes des heures à chercher. Tu compares les grammages, tu lis les avis, tu demandes conseil aux mecs du club… et au final, tu hésites toujours sur le bon choix.
Je suis passé par là moi aussi quand j’ai commencé le jiu-jitsu brésilien il y a plus de dix ans. Avec le recul, je me suis rendu compte que beaucoup de pratiquants faisaient les mêmes erreurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à créer Inspire Fightwear : des kimonos pensés par un pratiquant, pour des pratiquants.
Dans ce guide, je vais t’expliquer comment choisir un gi adapté à ton niveau, ton gabarit et ta pratique, que tu l’achètes chez nous ou ailleurs.
1- La taille et l’ajustement: la base de tout
Un gi trop grand te ralentit et donne davantage de tissu à saisir à ton adversaire. Trop serré, il limite tes mouvements et devient vite inconfortable pendant l’entraînement.
Beaucoup de débutants se concentrent sur la marque ou le grammage, alors que la taille est de loin le critère le plus important.
Le test est simple : bras tendu le long du corps, place quatre doigts à plat sur ton poignet. Le bas de la manche doit arriver à cet endroit. Pour le pantalon, l’ourlet doit tomber à moins de quatre doigts au-dessus de la cheville. Quant à la veste, elle doit descendre à mi-cuisse.
Ces dimensions correspondent également aux règles de l’IBJJF, la référence en compétition. Autant prendre de bonnes habitudes dès le départ.
Si tu hésites entre deux tailles, regarde d’abord la longueur des manches et du pantalon. Un gi peut rétrécir légèrement au lavage. En revanche, tu ne pourras jamais l’allonger.
2- Choisir son kimono de JJB pour femmes
Les femmes ont longtemps été les grandes oubliées des marques BJJ — des gi hommes rétrécis, mal coupés au niveau des épaules et des hanches, vendus comme une « gamme femme ». On a voulu faire différent.
Notre gamme femme (F1 à F5) est en cours de développement — coupe regular pensée spécifiquement pour les morphologies féminines, plusieurs coloris. On annonce le lancement très prochainement.
En attendant, voici ce que tu dois savoir pour choisir un gi femme sur le marché : privilégie toujours une coupe « Fitted » ou « Women’s Cut » — jamais un gi homme dans une taille inférieure. Les épaules seront trop larges, la veste trop longue, et le pantalon mal ajusté aux hanches.
3- Choisir son kimono de JJB enfants
Les enfants ont longtemps été équipés avec des gi trop grands « pour qu’ils grandissent dedans », trop rigides, trop lourds pour leur morphologie. Résultat : un gamin inconfortable sur le tatami qui se bat contre son gi autant que contre son partenaire.
Un bon gi enfant doit être léger, résistant aux lavages répétés et suffisamment souple pour ne pas gêner les mouvements au sol. Le tissu prend cher en kids — les roulades, les chutes, les genoux sur le tatami. Privilégie un pearl weave léger plutôt qu’un double weave trop rigide pour leur âge.
Notre gamme enfant (M0 à M2+) est en développement — pensée dès le départ pour les morphologies et les contraintes spécifiques des jeunes pratiquants. On revient vers toi très vite.
4- Le poids et le tissage: le coeur du kimono
C’est le duo qui définit tout le reste — comment ton gi se comporte à l’entraînement, en compétition, et combien de temps il tient.
Le poids (GSM)
Moins de 380 GSM : léger, respirant, sèche vite. Parfait pour les doubles sessions ou les salles chaudes. Attention — depuis les règles IBJJF 2024, en dessous de 380 GSM ton gi n’est plus légal en compétition. À réserver à l’entraînement.
380 à 450 GSM : le sweet spot. Légal en compétition, assez résistant pour encaisser les sessions intenses, sans te ralentir au sol. C’est la fourchette qu’on a choisie pour nos kimonos chez Inspire Fightwear — le meilleur compromis entre durabilité et mobilité.
Plus de 500 GSM : costaud, très durable, idéal pour les gros gabarits ou les entraînements hivernaux. En revanche plus rigide, moins respirant — et tu le sentiras après une heure au sol.
Le tissage
Pearl weave : la référence actuelle. Texture granuleuse, résistante, légère et respirante. C’est le tissage qu’on utilise — polyvalent, il convient aussi bien à l’entraînement qu’à la compétition.
Gold weave : plus épais et plus souple au toucher. Très confortable, il se ramollit agréablement avec le temps. Légèrement plus lourd que le pearl weave.
Single weave : léger et accessible, bon point d’entrée pour un débutant. Moins durable sur le long terme.
Double weave : très épais, très résistant, mais rigide et lourd. Peu adapté au BJJ moderne.
Ripstop : utilisé principalement pour les pantalons. Ultra-léger, résistant aux déchirures, sèche très vite. C’est le combo gagnant avec une veste en pearl weave — résistance en haut, légèreté en bas.
5- La coupe: Regular vs Slim Fit
La coupe, c’est souvent ce qu’on néglige — et pourtant c’est ce que tu vas ressentir à chaque séance.
Regular : plus ample, plus de liberté de mouvement, plus confortable sur la durée. Elle pardonne les variations de poids et convient à tous les niveaux. C’est la coupe qu’on propose sur notre gamme — parce qu’on croit qu’un gi confortable, c’est un gi qu’on enfile sans se poser de question avant d’aller s’entraîner.
Slim Fit / Competition Cut : ajustée au corps, elle laisse moins de tissu à saisir pour l’adversaire. Un vrai avantage en compétition. En revanche elle est moins tolérante sur la morphologie — si tu ne connais pas encore parfaitement tes mensurations ou que ton poids varie, tu risques de te retrouver avec un gi qui te serre au mauvais endroit après le premier lavage.
Mon conseil après dix ans sur le tatami : commence en Regular. Tu auras tout le temps de passer en slim fit quand tu sais exactement ce que tu cherches.
6- Les matières et le col
On parle moins souvent des matières et du col — et pourtant c’est ce qui fait la différence sur la durée.
La matière
Coton 100% : naturel, respirant, agréable au toucher dès les premières séances. C’est le choix qu’on a fait chez Inspire Fightwear — parce qu’on préfère un tissu qui se comporte naturellement sur le tatami plutôt qu’un mélange synthétique. Le seul point d’attention : le coton peut rétrécir au premier lavage. Règle simple — lave ton gi à 30°C maximum, à plat à l’air libre, et il gardera sa forme.
Mélange coton/polyester : plus rigide, plus résistant aux lavages répétés. Moins agréable au toucher mais plus stable dimensionnellement. Un bon choix si tu enchaînes les séances quotidiennes et que tu veux un gi qui garde exactement la même coupe dans le temps.
Le col
C’est la partie la plus sollicitée de tout le gi — étranglements, saisies, tirades. Un col qui se déforme ou se ramollit trop vite, c’est un gi qui vieillit mal.
Col foam : plus épais, plus résistant aux étranglements répétés, conserve sa forme beaucoup plus longtemps. C’est ce qu’on utilise chez Inspire Fightwear. La contrepartie : il peut être un peu rigide les premières semaines — c’est normal, il se façonne avec le temps.
Col coton : plus souple et confortable dès le départ, mais moins résistant sur la durée. Tendance à se ramollir avec les lavages et les étranglements répétés.
7- Couleurs, règles et objectifs
La question qu’on me pose le plus souvent : « Est-ce que je peux utiliser mon gi d’entraînement en compétition ? »
La réponse courte : ça dépend. La réponse longue, c’est ce tableau.
| Critère | Entraînement | Compétition IBJJF |
|---|---|---|
| Couleur | Libre — blanc, noir, bleu, selon ton club | Blanc, noir ou bleu uniquement |
| Poids (GSM) | Pas de limite — privilégie le confort | 380 GSM minimum (règle 2024) |
| Ajustement | Souple, tant que manches et chevilles sont couverts | Strict — moins de 4 doigts au poignet et à la cheville |
| État | Usé accepté, tant qu’il est fonctionnel | Parfait état obligatoire — zéro déchirure, zéro trou |
Un gi d’entraînement peut passer en compétition s’il coche toutes ces cases. Mais si tu fais des compétitions régulièrement, investis dans un gi dédié — plus léger, plus ajusté, taillé pour la performance. Ton gi d’entraînement encaissera les sessions quotidiennes, ton gi de compét restera en forme pour les jours J.
8- Bien entretenir son kimono pour le faire durer
Un bon gi, ça s’entretient. Et les erreurs d’entretien sont souvent ce qui tue un kimono bien avant l’heure — pas l’intensité des séances.
30°C maximum. L’eau chaude fragilise les fibres et fait rétrécir le tissu. Sur un coton 100% comme nos kimonos, c’est particulièrement important — un lavage à 60°C et tu passes d’un A2 à un A1.
Pas de sèche-linge. La chaleur est l’ennemi numéro un de ton gi. Sèche-le à l’air libre, à l’ombre de préférence — le soleil direct jaunit les tissus blancs sur le long terme.
Retourne ton gi avant de le laver. Ça protège les écussons, les broderies et les coutures. Deux secondes avant de lancer la machine, ça change tout sur la durée de vie des finitions.
Zéro adoucissant. Il encrasse les fibres et réduit la respirabilité du tissu — exactement l’inverse de ce que tu veux après une heure de roulades.
Un dernier truc que personne ne dit : ne laisse jamais ton gi humide en boule dans ton sac. C’est le meilleur moyen d’attraper des odeurs tenaces dont tu ne te débarrasseras plus. Dès que tu rentres — gi sorti du sac, mis à sécher.
On a un guide complet dédié à l’entretien du kimono — toutes les astuces pour le garder comme neuf le plus longtemps possible. On le publie très prochainement.
Questions fréquentes sur les kimonos de JJB
Quelle taille de kimono BJJ pour 80 kg ?
Ça dépend de ta taille. À 80 kg, tu seras généralement en A2 si tu mesures entre 175 et 183 cm, ou en A2L si tu es plus grand et longiligne.
Utilise notre calculateur plus haut dans l’article pour affiner selon ta morphologie exacte.
Combien coûte un bon kimono BJJ ?
Entre 80 et 150€ pour un gi d’entrée de gamme correct. Entre 150 et 250€ pour un gi polyvalent entraînement et compétition. Au-delà, tu paies surtout le branding et les finitions premium. Un gi à 150€ bien choisi durera autant qu’un gi à 300€ mal entretenu.
Est-ce qu'un gi femme est obligatoire pour une femme en BJJ ?
Non — mais c’est fortement recommandé dès que tu as le niveau. Un gi homme dans une taille inférieure ne compensera jamais une vraie coupe femme : épaules trop larges, veste trop longue, hanches mal ajustées. Privilégie une coupe Fitted ou Women’s Cut dès que possible.
À quel âge commencer le BJJ enfant et quel kimono choisir ?
La plupart des clubs acceptent les enfants à partir de 4-5 ans. Si tu cherches un club BJJ enfant à Lyon, on a un guide dédié. Pour le gi, privilégie un pearl weave léger — pas un double weave trop rigide pour leur morphologie. Préfère un gi bien ajusté plutôt que trop grand pour qu’il grandisse dedans.
Choisir son gi, c’est plus personnel qu’il n’y paraît. Le GSM, le tissage, la matière — tout ça pose le cadre. Mais c’est ta morphologie, ton niveau et ta façon de rouler qui font le choix final.
Mon conseil après dix ans sur le tatami : essaie avant de te décider. Emprunte le gi d’un coéquipier, profite des politiques de retour. Rien ne remplace la sensation du tissu sur le tatami après un round.
Un doute ? Écris-nous sur Instagram — je réponds à tout.
Inspire Fightwear — Calculateur de taille
Trouve ta taille de kimono en 30 secondes
Remplis ta taille et ton poids pour continuer.
Ta taille recommandée
Voir les kimonos Inspire Fightwear →
Ton gabarit nécessite une coupe sur-mesure.
On fait ça — contacte-nous directement et on trouve ensemble la coupe parfaite pour toi.

